Qui-suis-je ?

Je suis né(e) à Toulouse, un 24 décembre. Ma mère, seule à l’époque, travaillait et ne pouvait s’occuper de moi, mais elle tenait néanmoins à ce que je reçoive une bonne éducation.

Elle pensait, à juste titre, qu’on ne peut réussir dans la vie, sans s’imposer un minimum de discipline et sans apprendre les règles fondamentales de la vie en société.
C’est donc dans un pensionnat laïque que j’ai grandi et acquis les valeurs essentielles que tout être devrait posséder :

– l’honnêteté
– le sens du partage
– l’acceptation de l’autre
– et l’indépendance

Ces valeurs, associées à une nature généreuse et optimiste, m’ont permis de me sortir des situations difficiles que j’ai rencontrées et ont forgé mon caractère.

Un caractère entier, volontaire, difficile à vivre pour certains, avec un franc parler, qui ne m’a pas toujours attiré les sympathies… notamment dans le milieu de l’escorting.

J’aime les hommes, et ceux que je rencontre dans le cadre de mon activité, sont courtois, respectueux et attentionnés.

Mais force est de constater que si certains trouvent normal de ne pas négocier mes honoraires, et ne me tutoient pas au premier contact,  d’autres, sous prétexte qu’ils sont des clients potentiels,  aux bourses pleines (et pas forcément celles que l’on croit…) se croient dispensés des bonnes manières et acceptent mal, voir même très mal qu’on  les remette à leur place, parfois sans ménagement.

Cela donne lieu à des règlements de comptes par guides ou forums de discussions interposés, des insultes, des blocages de planning, harcèlements téléphoniques, et d’autres choses toutes aussi plaisantes…

Ces messieurs n’aiment pas les femmes qui la ramènent, à plus fortes raisons si ce sont des prostituées, et se chargent de vous le faire comprendre.

À ce propos, je me souviens de ma première intervention sur un forum de discussions, qui souleva un tollé général.

Alors que je m’offusquais de la façon dont ces derniers relataient leurs expériences, en comparant ce lieu de discussions au salon de l’agriculture, on m’expliqua, en substance, qu’on n’avait pas de conseils à recevoir de la part d’une prostituée…

Je pensais en moi-même que j’avais affaire à une bande de frustrés, qui ne devaient pas la ramener souvent, ni sur leur lieu de travail, ni avec leur épouse, et que ce forum était le seul lieu où ils pouvaient jouer les petits chefs, en tout anonymat, bien planqués derrière un pseudo et un clavier.

Le problème est que lorsque je pense, je pense en général trop haut…
Les frustrés se déchaînèrent et certaines escortes m’incitèrent en privé à mesurer mes propos, car les conséquences risquaient d’être dramatiques.

J’ai compris rapidement qu’elles avaient raison, mais ce n’est pas pour autant que je m’inclinais devant ces « petits hommes »…

Attention tous les hommes fréquentant ces lieux de discussions ne sont pas tous des minables, certains sont pires que d’autres…(je plaisante bien évidement), j’en ai même rencontrés de charmants, que je revois toujours avec beaucoup de plaisir.

Mais certains sont si nuls que je me demande parfois si ce ne sont pas des ex qui se cachent derrière leurs pseudos ;-).

Julia Roberts dans le film « Pretty Woman », se compare à un « aimant à minables », je fais le même constat affligeant lorsque je regarde mon parcours sentimental…

Une amie s’interrogeait :

– Mais comment fais-tu pour tomber sur des cloches pareilles ? Tu n’es ni tordue, ni bossue, tu pourrais quand même trouver mieux que les clampins que tu fréquentes.

C’est stupéfiant !

Si je devais résumer en quelques mots le peu d’hommes ayant partagé une période de ma vie sentimentale, ça donnerait cela :

“Radins, intéressés, parasites, fauchés, feignants, glandeurs, menteurs, voleurs, profiteurs, mythos, ratés, etc, etc…”

Je me lâche là ! ;-)

J’exagère à peine…Deux personnes ont beaucoup compté dans ma vie sentimentale, D et N. Il et elle se reconnaitront….

Bernard, un ami, m’a dit un jour, si j’avais ton physique et ta libido, je me ferais courtisane (en fait, ce n’est pas exactement le terme qu’il a employé, mais je préfère rester polie…).

Cette phrase, lancée à l’angle d’un comptoir de bar,  est restée ancrée dans mon cerveau et a pris tout son sens, le 20 mars 2004. Je suis devenue escort girl, pour mon plus grand plaisir et surtout, pour celui de mes sympathiques clients… ;-)

Pourquoi je suis devenue Escort Girl

Je venais de fermer mon entreprise depuis un peu plus de 2 ans, et cherchais activement un emploi dans différents secteurs. J’entendais inlassablement les mêmes réponses :

– vous êtes trop âgée, donc difficile à former…

En outre, mon expérience en tant que chef d’entreprise, n’arrangeait pas les choses. On me jugeait autoritaire, peu malléable et réfractaire aux ordres (ce qui, entre nous, n’est pas tout à fait faux…)

Je compris très vite que si je voulais m’en sortir, je devais prendre les choses en mains et ne compter que sur moi-même.

Les métiers de l’informatique étant en pleine expansion, j’achetai un ordinateur, et tous les didacticiels nécessaires pour apprendre à utiliser Internet. Je désirais me lancer dans la création de sites web.

L’art culinaire est une de mes passions, je décidai donc de commencer par créer un site sur la cuisine Française. Il n’était pas très beau certes, mais la création de ce site m’a permis de me familiariser avec les outils internet et certains logiciels.

Puis je m’attaquai au référencement du dit site. Armée de mon bouquin sur le référencement, je procédai méthodiquement. Mais le résultat obtenu ne fût pas à la hauteur de ce que j’espérais…

L’auteur de l’ouvrage “Comment bien référencer son site Internet” avait, en fin de livre, publié son adresse mail. Je décidai donc de lui envoyer un courriel, lui expliquant comment j’avais procédé et lui demandai ce qui clochait.

La réponse ne se fit pas tarder, et j’obtins même beaucoup plus.

Après ce grand pas en avant, et forte de mes progrès, la nudité ne me posant pas de problème, j’ai commencé par créer mes propres sites de charme (j’ai bien dit de charme, pas porno). Mon site cartonnait en tête de la majeure partie des annuaires, et je fus même élue, « Lady de l’année 2002 ».

Le magazine « Online Mag », consacra même une interview de 8 pages à mon site Internet amateur.

Parallèlement à cela, ma vie sentimentale étant à l’époque aussi plate que le désert de Gobi, je m’inscrivai sur les principaux sites de rencontres. J’espérais, à défaut d’y trouver le grand amour,  rencontrer un compagnon avec lequel je pourrais faire un bout de chemin.

Mais dites-moi, c’est de la fumisterie ces sites !

J’ai peine à croire que certains y trouvent leur moitié…j’avais pourtant choisi les principaux, mais mes recherches s’avérèrent infructueuses, décevantes même…

Fantasmeurs, mythomanes, hommes mariés ou désespérés, hantent en permanence ce genre de sites.

Je décidai donc de créer ma propre agence de rencontres, virtuelles et réelles.

Mais les fonds nécessaires à un tel projet (je voyais grand comme d’habitude), manquaient cruellement.

Une amie m’ayant parlé des sites d’escortes qui fleurissaient un peu partout sur la toile, je décidai de me lancer dans l’aventure, pour, selon la formule consacrée, joindre l’utile à l’agréable.

Après tout, j’avais toutes les dispositions pour devenir une bonne Escort Girl :

– j’aimais le sexe, le plaisir, et l’argent.

Mais surtout, j’étais célibataire, et n’avais de compte à rendre à personne.

Grâce à cette activité, j’allais assouvir mes envies sexuelles, mes fantasmes, et être payée pour cela… Elle n’est pas belle la vie ?

Mon premier rendez-vous

Je rencontrai mon premier client, un samedi après-midi.

Il se prénommait Christophe, et m’avait donné rendez-vous devant un hôtel, à quelques minutes du centre ville.

Je me préparais physiquement et moralement, car la première rencontre est importante et déterminante. Elle peut soit vous dégoûter, soit vous donner envie de continuer.

Elle peut aussi être l’initiatrice de changements dans notre façon de travailler et de sélectionner notre clientèle. Ce fut le cas pour moi.

J’appelai un taxi, et me rendis sur le lieu du rendez-vous.

En voyant celui qui allait être mon premier client, j’eus un léger recul…

Je m’attendais à voir un homme dans la belle quarantaine, à l’allure chic et distinguée, mais ce fût un jeune homme, plus près des 30 ans que des 40, vêtu d’un jean et d’un blouson de cuir noir qui m’accueillit.

Un premier cliché venait de tomber…Mais cela n’allait pas s’arrêter là.

Mon client était jeune, mais pas idiot… Voyant ma mine déconfite, il me proposa, pour détendre l’atmosphère, d’aller prendre un verre, pour faire plus amples connaissances.
Ce que j’acceptai avec joie.

Notre conversation tourna bien évidement autour de ce qui allait désormais devenir mon activité principale.

Il était plutôt sympa et surtout flatté d’être le « number one ».

Au bout d’une heure, les jeux étaient faits, la poulette emballée, et nous sommes repartis à l’hôtel.

Nous avons pris notre douche ensemble… J’aime beaucoup prendre la douche avec mes clients, c’est un excellent prélude aux plaisirs charnels.

Puis vint le moment tant attendu.

Curieusement, je ne le redoutais pas, car je savais que si tous mes ex s’accordaient à dire que je n’étais pas facile à vivre, ils reconnaissaient, en revanche, que j’étais une très bonne amante, qui adorait s’occuper d’eux, celle qu’un homme appelle, communément « un bon coup ».

En outre, mon partenaire du moment, même si il ne correspondait pas à l’idée que je me faisais du client d’escortes, était agréable et pas trop mal physiquement. Ce qui, il faut bien le reconnaître, pour un premier rendez-vous, ne gâche rien….

Tout se passa donc merveilleusement bien, mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, il était temps pour moi de rentrer, et pour mon client de passer à la caisse.

Et là, le second cliché tombe lui aussi….Il manquait 70 € au montant convenu.

Tout en faisant mine de fouiller ses poches, le malheureux se répandait maladroitement en excuses. En le regardant faire je me disais : Sapristi, il est bon amant, mais mon Dieu quel mauvais acteur ;-).

Je compris ce jour là, que si je voulais attirer une certaine clientèle, il me fallait être plus sélective, et mentionner clairement sur mon site, mes conditions de rencontres.

Il fallait aussi que je prenne l’habitude de me faire régler avant ma prestation, afin d’éviter ce genre de désagréments. Et encore, vous le lirez dans le chapitre “Morceaux choisis”, même en se faisant payer avant, c’est pas gagné !

Je réalisais aussi que l’escorting d’aujourd’hui, n’avait plus rien à voir avec celui que pratiquaient les filles de Madame Claude.

Mais qu’importe, j’avais passé un bon moment, pris du plaisir et je venais de gagner en 3 heures, ce que d’autres gagnaient en une semaine. J’étais heureuse, et optimiste en l’avenir …

Qui sont mes clients ?

Comme je l’ai écrit dans le chapitre précédent, l’escorting d’aujourd’hui n’a plus rien de commun avec celui pratiqué il y a 30 ans par les filles de Madame Claude.

Les hommes faisant appel à cette dernière, ne le faisaient pas pour des rencontres d’une heure, mais pour des nuits, des week-ends, voire plusieurs jours.

A l’heure actuelle, des escortes vont jusqu’à proposer des rencontres d’une demi-heure pour 150 €, quand encore ce n’est pas moins. En règle générale, il s’agit davantage de concurrence déloyale que de prestations de courte durée.

En effet, hormis les jeunes filles de l’est en tour, peu d’escortes indépendantes font de l’abattage. L’expérience m’a prouvé que lorsqu’une escorte indépendante propose des prestations de 30 minutes à 150 €, c’est une manière déguisée de proposer des rencontres d’une heure à moindre prix.

Ce qui, du coup, rend les services d’Escort Girls accessibles à un plus grand nombre d’hommes, qu’ils soient ouvriers, cadres, chefs d’entreprises, ou banquiers…

Ainsi, un client ne pouvant s’offrir une rencontre d’une nuit, rencontrera l’escorte qui lui plaît dans son hôtel ou à son domicile pour 30 minutes, ou une heure.

Personnellement, je ne fais pas de rencontres de 30 minutes. J’ai néanmoins voulu, en janvier dernier, tenter l’expérience en proposant des instants détente à 150 €. Quelques jours plus tard, une escorte toulousaine affichait sur son site un tarif de 140 €, pour la même durée.

Ne voulant pas me lancer dans une guerre des prix, qui semblait être la spécialité de la dame, j’ai abandonné… sans commentaire… si elle me lit (et elle me lira sûrement), elle se reconnaîtra… grand bien lui fasse !

Le social time est très important pour moi, c’est pourquoi je ne pratique pas la politique “œil sur la montre”, mais c’est un choix de ma part, et non un dû…

Qu’ils soient ouvriers ou chefs d’entreprises m’importe peu. La seule chose que je demande à mes clients est d’être courtois et propres.

Quelqu’un a dit : Les qualités d’un homme ne se mesurent pas à la grosseur de son compte en banque, mais à ses actes.

Je ne sais plus qui c’est, mais j’approuve.

J’ai connu de nombreux hommes dans le cadre de mon activité, des hommes aisés et sympathiques, d’autres tout aussi aisés mais arrogants, d’autres moins lotis mais respectueux, et enfin d’autres, tout aussi moins lotis, mais foncièrement désagréables.

Dans tous les cas, et peu importe leur situation, ceux qui sont respectueux et courtois, ont toujours plus obtenu de moi que les autres. Je leur offre le petit plus qu’ils méritent et qui fait la différence. Cela me parait normal.

Pour ne citer que quelques exemples, je me souviens de ce client, rencontré en décembre 2004 sur Montpellier, qui m’avait avoué avoir économisé, mois par mois, une partie de son salaire pour me rencontrer en fin d’année. J’étais son cadeau de Noël. Cela va sûrement faire bondir les “Chiennes de garde”, mais moi cela m’a émue et flattée aussi…;-)

A côté de cela, un autre me fit déplacer en août 2006 sur Marseille pour une nuit, dans un somptueux hôtel, avec champagne, chocolat, bon restaurant et tout le tralala…
La nuit fut un succès, tant sur le plan sexuel que relationnel. La rencontre parfaite par excellence…

Je le quittais le lendemain matin, après qu’il m’eût appelé un taxi.

Arrivée à la gare de Marseille, le tableau d’affichage indiquait qu’en raison du déraillement d’un TER entre Montpellier et Nîmes, tous les trains en partance pour le Sud-Ouest étaient supprimés.

Cela faisait 30 minutes que j’avais quitté l’hôtel et je savais que mon client s’y trouvait encore.

Je l’appelais donc, pour lui faire part de cette mauvaise surprise, mais sans rien attendre de sa part. Simplement pour lui dire que pour la première fois que je venais sur Marseille, je n’avais pas de chance. Je tombais sur sa boite vocale et laissais mon message.

Et bien croyez-le ou non, mais après les moments délicieux et complices que nous avions passés, ce monsieur n’a pas daigné me rappeler pour au moins s’enquérir de la situation.

Je ne lui demandais pourtant pas de me raccompagner sur Toulouse, ni même ailleurs. Un simple message de soutien aurait suffi.

Mais sans doute pensait-il, comme d’autres d’ailleurs, que puisqu’il m’avait payée, il ne me devait plus rien….

Une telle indifférence, m’a profondément choquée… comme quoi le savoir-vivre n’est pas une question de moyens, mais d’éducation.

Certains ont été jusqu’à me raccompagner à mon compartiment, et même me monter les bagages, d’autres disent tout juste au revoir.

Un financier Suisse en revanche, que j’avais rencontré sur Montpellier, eût la délicatesse, pendant que je prenais ma douche, de rajouter un supplément dans l’enveloppe, contenant mon petit cadeau. Je m’en suis aperçue en arrivant chez moi, et l’ai bien entendu remercié.

En revanche, alors que je sortais de la salle de bain, j’en surpris un autre en train de fouiller mon sac pour récupérer son “petit cadeau”. Je ne faisais pas le poids, je l’ai donc laissé faire, en lui disant quand même ce que je pensais de son attitude, puis il partit…

Mes clients, vous le constatez, sont variés, et si j’ai une affection particulières pour certains, c’est parce qu’ils le valent bien et qu’ils ont su, par leur attention, leur gentillesse et leur savoir-vivre, rendre notre rencontre unique.

Une pensée spéciale, pour “D…”, rencontré jeudi 26 avril à Valence TGV. J’étais son cadeau d’anniversaire et pourtant c’est lui qui m’a fait un magnifique cadeau. Je passe beaucoup de temps à la création de mon site, pour essayer de le rendre agréable et original, et je suis heureuse lorsqu’un client me dit, j’ai lu votre questionnaire de Proust, j’ai vu que vous aimiez ceci ou cela… Mais là je dois dire que j’ai été particulièrement émue et agréablement surprise, lorsque ce gentleman a sorti de la poche de son veston, mon questionnaire de Proust et mon portrait chinois, auxquels il avait répondu. Il pensait que puisque je me dévoilais intimement sur mon site, je méritais que lui aussi me dévoile son jardin secret. J’ai lu et commenté avec beaucoup d’intérêt et de plaisir ses réponses, et ses poêmes. Il m’a ouvert son coeur, naturellement et sans pudeur…

Il voulait “chercher à me plaire”, il a admirablement réussi à l’examen ;-)

Je l’en remercie de tout mon coeur.

L’intérêt de ne pas mélanger travail et sentiments

Peut-on rencontrer l’amour ou établir des liens d’amitié durables et désintéressés dans cette activité ?

Bien qu’il existe des exceptions avérées, je pense qu’une déclaration d’amour ou d’amitié doit être prise avec beaucoup de précautions… dans un milieu gouverné par l’argent, tout doit être pris avec beaucoup de précautions.

Les ami(e)s de pacotille ou l’amitié “canne blanche”.

Je ne compte plus le nombres de fois où j’ai entendu : “tu es une véritable amie… je t’apprécie beaucoup, c’est rare dans le milieu…”

Tu parles Charles !

J’ai pas vu beaucoup d’ami(e)s, lorsque ma vie professionnelle a été placardée sur les vitrines de mon quartier en août 2006, ni à chacun de mes  coups durs d’ailleurs…

Et pourtant, je ne compte pas le nombre de fois où j’ai tendu la main et l’oreille à des “clients” en souffrance, ou des escortes en mal de reconnaissance ou de clientèle.

Ah ça, quand ces messieurs ou ces dames ont le moral dans les talons, ou ont tout simplement besoin de vous, ils savent téléphoner, et à n’importe quelle heure en plus.

Je me souviens de ce client devenu “ami”, qui m’appelait parfois la veille, pour me rendre visite le lendemain, parce que ça n’allait pas avec son épouse… ou sa maîtresse… ou son boulot…

Au nom d’une amitié qui n’avait visiblement de valeur que pour moi, j’annulais sur le champs toutes mes sorties prévues, pour jouer les Saint-Bernard durant un week-end.

Il semble que cet “ami”, outre ses problèmes familiaux, soit en proie à de sévères pertes de mémoires, puisque curieusement, je n’ai plus de ses nouvelles, depuis qu’il a rencontré le grand amour.

Je pense aussi à cette escorte, qui se disait mon amie et qui m’avait affirmé, avec aplomb, que lorsqu’elle donnait son amitié, c’était pour la vie. Je faisais à l’époque un échange de bannières avec son site. Elle reconnaissait elle-même, lors de nos sorties mensuelles, que mon site était un de ceux qui lui envoyaient le plus de visiteurs.

Le ciel s’assombrit en novembre 2006, ou ayant constaté que le site de mon amie escorte devenait de plus en plus racoleur, dans les textes, comme dans les photos, je lui dis que pour des raisons personnelles, et de conformité avec la loi, je souhaitais, si elle voulait que je continue à afficher sa bannière sur mon site, qu’elle supprime toute allusion sexuelle, sur le sien.

Elle semble d’accord et procède aux modifications. Une semaine plus tard, je constate avec déplaisir, qu’elle se paie ma tête, puisqu’elle a, à nouveau, mis en ligne ses prestations et tabous.

Nous sommes fin novembre, fatiguée par une année difficile, je lui dis que je ne peux sans cesse surveiller son site pour constater si racolage ou non  il y a, et lui dis qu’il vaut mieux continuer à nous voir, comme nous le faisions, une fois par mois, pour un resto et un karaoké, mais supprimer définitivement tout échange entre nos sites respectifs. Elle convient…

Seul problème, plus de nouvelles de “mon amie”, jusqu’en janvier, où elle a l’aplomb de m’écrire en me parlant de solidarité féminine, et me demande d’inscrire mes sites sur son nouvel annuaire. J’en inscris un, mais pas le principal, pas suffisant pour elle sans doute…

Alors que je venais de proposer des instants détente de 30 minutes au tarif de 150 €, je constate que le lendemain, mon “amie escorte” propose des prestations de durée identique à 140 €.

Je me dis alors que cette dernière a une bien étrange façon de me montrer sa solidarité, mais ne voulant pas me lancer dans une guerre des prix, dans laquelle je suis sûre de perdre, j’abandonnai.

Quand c’est non, c’est NON !

C’est la première campagne nationale lancée par le Collectif féministe contre le viol.

Pour lever le tabou du viol, un clip vidéo avec Clara Morgane, chanteuse et ex-star du X.

En petite robe blanche, Clara Morgane ouvre la porte au plombier qu’elle attend…

En la voyant le plombier oublie le but de sa visite.

La jeune femme le repousse.

On découvre un slogan tout simple :

“Le désir n’est pas contagieux, quand c’est non, c’est non”.

“Plus qu’une campagne, c’est un cri d’alarme pour interpeller et lever les tabous” affirme le docteur Gilles Lazimi, qui a coordonné cette campagne nationale.

Car les chiffres parlent d’eux-mêmes :

Une personne sur cinq déclare avoir été victime au cours de sa vie de viol ou de tentative de viol.

Dans 83% des cas, l’agresseur est un proche de la victime ou est connu d’elle.

Seuls “4% des viols et tentatives de viol sont signalés aux forces de l’ordre” précise le docteur Lazimi, dans Le Parisien.

Le viol “est l’un des derniers tabous. Il faut faire changer la honte de camp” ajoute Emmanuelle Piet, présidente du collectif, “tordre le cou à la suspicion qui plane sur les victimes et les phrases faciles comme elle l’a bien cherché” !

Qu’est-ce que vous n’aimez pas chez vous ?

Le ton est donné, je parlerai dans cet article de chirurgie plastique et de médecine esthétique.

Nombreux sont ceux qui me demandent si j’ai eu recours à la chirurgie ou la médecine esthétique, car à bientôt 48 ans, j’ai une poitrine que beaucoup de jeunettes doivent envier (pour reprendre les écrits de certains), de belles jambes, pas trop de cellulite, et mon visage a quelques rides d’expression c’est sûr, mais sans plus. Bref, à en croire mes partenaires, je ne fais pas mon âge…

Et pas que mes partenaires visiblement, puisque je me souviens de l’hôtesse d’un salon genevois dans lequel j’avais passé quelques mois, qui ne croyait pas que mes seins étaient naturels, et me les avait pelotés dans tous les sens, allant même jusqu’à me faire lever les bras, pour voir si quelques cicatrices n’étaient pas cachées sous les aisselles. J’avoue avoir été vexée sur le moment, puis flattée. Qu’une bimbo de 28 ans envie ma poitrine 100% naturelle avait flatté mon égo.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, je ne passe pas des heures devant le miroir de ma salle de bain à traquer mes rides et à me dire :

– Quelle horreur… serait-ce une ride ? Oh mon Dieu, ma journée est fichue, j’en suis toute retournée… ;-)

J’exagère, mais à peine. Je ne suis pas contre la chirurgie esthétique, lorsqu’elle est nécessaire, c’est évident, mais lorsque je vois des jeunes femmes qui déjà à l’âge de 30 ans, parfois moins, se font botoxer et siliconer, je ne peux m’empêcher de me dire :

– Et quand elles auront mon âge, elles feront quoi ?

Le message “Vieillir c’est moche”, passe trop, et surtout passe mal.

Des émissions de télévision aux magazines de mode, on apprend partout aux jeunes femmes que vieillir, c’est pas bien… c’est mal.

Et une fois rentrée dans le système, c’est l’engrenage, et les résultats sont souvent très décevants.

On veut toujours plus, des seins toujours plus gros, des lèvres toujours plus gonflées.

Réflexion personnelle… des seins qui ressemblent à des boules de bowling, c’est déjà pas très beau, mais avoir les lèvres gonflées comme si on venait de sucer une murène, alors là c’est carrément moche… Tiens, puisqu’on est dans le poisson, je vais en rajouter une couche, on dirait des mérous. ;-)

Je n’ai pas envie de me pourrir la vie en guettant en permanence les signes du temps sur mon visage ou sur mon corps. Même si actuellement mon physique est important pour mon activité. Mon mental l’est encore plus.

Alors je ne fume pas, je ne bois pratiquement jamais, ou très peu,  j’essaie de me nourrir sainement, je marche, je m’oxygène, et je ne passe surtout pas des heures dans ma salle de bain.

Je me fais plaisir le plus souvent possible, je me fais masser, je chante, je cuisine… Je m’épanouis tout simplement.

Je ne suis pas un top model, mais je ne suis pas non plus ce que l’on nomme familièrement “un thon”… Décidement aujourd’hui c’est le jour du poisson… :)

Je suis une femme bien dans ma peau, et surtout dans ma tête, et ce même si je pousse souvent des coups de gueule ! …

Ces petites attentions

Il est toujours amusant de lire les Wishlist présentes sur certains sites. Sacs Vuitton, haute couture, joaillerie, tableaux de maître… je trouve certaines listes pour le moins ridicules, voire grotesques.

Même si elles ont pour but d’aiguiller un client potentiel à choisir le petit plus qu’il joindra à “l’enveloppe”, je préfère les surprises et n’impose donc pas de liste. Je l’ai fait une fois je crois, je souhaitais alors créer mon institut de détente, et avais mis en ligne des liens vers divers objets ou textiles utiles pour la circonstance.

Ma liste n’a pas eu beaucoup de succès. En fait elle n’a pas eu de succès du tout. ;-)
Sans doute aurait-il fallu que je choisisse des présents plus m’as-tu-vu, et surtout plus chers… Mais bon, un sac Vuitton,  et un tailleur Chanel dans un SPA, ça l’fait pas beaucoup…

Donc pour en revenir au sujet de mon article, si mon partenaire souhaite m’offrir un présent, je préfère que ce soit une surprise, quelque chose de personnalisé, qui lui corresponde.

Quelque chose qui vienne du fond du coeur, et pas forcément du fond du porte-monnaie.
Bien sûr j’aime la belle lingerie, la chaussure italienne d’excellente qualité, les tailleurs Chanel, les beaux bijoux (même si je n’en porte pas), les belles toiles, mais je ne suis pas matérialiste, et si je n’en possède pas, et bien ce n’est pas grave, je fais avec, et je vis bien quand même.

J’ai la santé, je suis debout, je peux marcher, je peux voir, je peux entendre, je peux toucher, c’est beaucoup et c’est précieux.

Tous les présents que j’ai reçus depuis que j’exerce mon activité m’ont touchée. J’ai même un client une fois qui outre une petite attention pour moi, a pensé à mon chat et lui a acheté un coffret Sheba. Ca va en faire rire certains, mais j’ai trouvé ça à la fois original et sympa… et mon chat aussi ! ;-)

Je n’écrirai pas ici la liste de tous les présents reçus, car j’en oublierais sûrement, et je ne veux vexer personne.

Je voulais simplement vous dire merci.

Ce que je n’aime pas chez un client

Gagner de l’argent c’est bien… le faire en s’amusant, en conservant sa qualité de vie et une certaine intégrité, c’est mieux.

Je suis une Escort Girl professionnelle, ce n’est pas pour autant que je tolère tout et n’importe quoi pour gagner quelques centaines d’euros supplémentaires.

A mes débuts, je choquais souvent ma meilleure amie en refusant tel ou tel rendez-vous, et peu importe sa durée, parce que les manières du demandeur me déplaisaient.

Elle ne comprenait pas que je refuse 350 € ou parfois plus, parce qu’un client potentiel ne correspondait pas à l’idée que je me faisais du gentleman.

Elle a cessé depuis de s’étonner, et désormais elle me comprend.

Je ne suis pas mariée avec l’argent, je ne l’ai d’ailleurs jamais été.

Ainsi donc, il m’est arrivé d’annuler sur le champs un rendez-vous, parce que je jugeais qu’un client potentiel manquait cruellement de savoir-vivre.

Je me souviens de celui-ci, qui m’avait suppliée de le rencontrer à son hôtel du centre ville à 21 heures, pour un rendez-vous d’une durée d’une heure.

En règle générale je n’aime pas sortir le soir pour une heure, mais après une longue conversation téléphonique, je décide, pour faire plaisir à mon client, d’accepter sa proposition de rendez-vous, en lui rappelant bien de me communiquer, dès qu’il arriverait à son hôtel le numéro de chambre, pour que je puisse l’y appeler avant de me déplacer.

Le jour du rendez-vous, le client appelle, en me disant, je suis à tel hôtel, chambre 3…, au troisième étage.

Problème, je suis claustrophobe, est comme l’hôtel était un vieil hôtel du centre ville, avec un petit ascenseur, je demande à mon client si il peut venir m’attendre à la réception.

Réponse du client, qui se passe de commentaires : Vous n’avez qu’à prendre l’escalier, ça vous fera de belles jambes.

J’ai raccroché… Il m’attend encore, et je ne l’ai même pas prévenu que je ne venais pas. Avec ce genre de personnage, il ne faut pas s’embarrasser de préjugés.”

Des exemples comme celui-ci, il y en a plein.

Comme ce “client”, avec lequel j’avais rendez-vous à 19h30 dans un hôtel de la périphérie toulousaine. À 18h45, le “client” m’appelle en me disant qu’il a voulu aller faire quelques courses à Auchan, et qu’il sera en retard au rendez-vous, car il est coincé dans les bouchons, donc qu’il vaut mieux nous voir après le repas, vers 20h30.

Seul problème, Auchan est en face de l’hôtel en question.

Encore une excuse bidon pour éviter d’avoir à payer un repas… L’excuse est aussi grotesque que le bonhomme est pathétique. Et lui aussi attend toujours…

Je n’aime pas ceux qui sont à un repas près. Avec ce genre de gars, le social time n’existe pas, et quand on ouvre la bouche, c’est uniquement pour sucer.

Le type même du client qui veut rentabiliser son investissement, et qui va baiser à “couilles rabattues”, pendant toute la durée de la rencontre.

Tout juste si il ne vous saute pas dessus dans la douche, à condition bien sûr qu’il accepte de la prendre, ce qui n’est pas gagné…

Alors quand certains se demandent si une escorte accepte toutes les propositions, et bien je réponds NON, du moins pour ce qui me concerne.

Alors quels sont ceux qui ne me rencontreront jamais, et quels sont ceux, que je ne reverrai plus ?

Je n’aime pas :

– L’arrogance et le manque d’humilité. Aussi haut que l’on soit assis ça n’est jamais que sur son derrière. Le gars qui montre qu’il a le compte bien rempli m’horripile autant que celui qui pleure tout le temps.

– Ceux qui veulent toujours une prestation dont nous n’étions pas convenus avant le rendez-vous.

– Ceux qui au dernier moment, négocient mes tarifs et le choix de l’hôtel.

– Ceux qui ne peuvent s’empêcher de faire des comparaisons.

– Bien entendu, est-il besoin de le préciser, le manque d’hygiène. Je prends systématiquement la douche avec mon client avant d’entamer les festivités (qu’il n’est d’ailleurs pas interdit de commencer dans la douche ou dans le bain).

– Ceux que j’ai déjà rencontré par le passé, à une ou plusieurs reprises, qui m’ont laissée tomber comme une vieille merde, et qui reviennent la gueule enfarinée parce que leur escorte attitrée a cessé son activité ou parce qu’elle est indisponible ce jour-là. Ah si, je suis mauvaise langue, ils se souviennent de mes conditions tarifaires qui étaient moins élevées au moment où ils m’ont rencontrée et bien entendu, ils voudraient bien avoir les mêmes… parce qu’ils avaient passé un très bon moment avec moi. Ça, ils auraient dû s’en souvenir avant…

Je suis capable de partir en cours de rencontre, quitte à rembourser un client, en partie ou en totalité, si sa compagnie me déplaît.

En clair, en fonction de la personnalité de mon client, je suis capable du meilleur, comme du pire… malheureusement !

Comment je sélectionne mes clients

La sélection se fait par mail, en fonction du contenu et de la tournure de ce dernier.
Bien entendu, j’ai comme beaucoup d’escortes une blacklist, un dossier dans lequel je mets les courriers de ceux qui m’ont fait perdre mon temps et parfois mon argent, à savoir :

– ceux qui écrivent régulièrement pour un éventuel rendez-vous, à une éventuelle date, mais qui ne confirment jamais. Les mails de ces derniers sont récurrents, certains ne prennent même pas la peine de changer d’adresse mail. Sans doute s’imaginent-ils que vu mon grand âge, et comme le chantait Jeanne Moreau : “J’ai la mémoire qui flanche…”

– ceux qui envoient un premier mail pour vous dire qu’ils sont disponibles lundi  et qui lorsque je leur dis que je le suis aussi, m’écrivent en me disant que finalement, ils préfèrent me rencontrer le mardi, et si je leur dis que je suis dispo, ils vont invariablement me dire que finalement, leur planning ayant changé, ils préfèrent me rencontrer jeudi. Vous l’avez compris, ces demandes n’ont qu’un seul but, connaître mon emploi du temps pour la semaine. Ils émanent, dans la plupart des cas, d’escortes dont l’agenda est aussi rempli que le désert de Gobi, et qui veulent savoir comment se porte la concurrence.

– les fantasmeurs, jamais avares de belles phrases et de compliments, avec des mails commençant la plupart du temps par “Chère demoiselle”, “Bonsoir belle dame”, ” Bonjour superbe courtisane”, etc etc. Le gars pas bien méchant, mais la perte de temps assurée.
Et lorsque, comme moi, on a les yeux fragiles, on n’a pas de temps à perdre à entretenir de correspondance avec ce genre d’individu, aussi épaisse soit la couche de pommade… Et puis ils sont agaçants à force.

– ceux qui, sous prétexte d’envoi d’acompte, ont demandé mes coordonnées, mais n’ont jamais envoyé l’acompte en question. Ceux là en revanche ils me font moins rigoler, et il n’est pas exclu que je leur réserve une section sur mon site accessible à toutes les escortes.

– ceux qui annulent systématiquement leur rendez-vous, peu importe que ce soit la veille, ou une semaine avant, car dans tous les cas, ils annulent toujours.

– sans oublier les adeptes des insultes, encore qu’il y en aie peu…

Bien entendu, tout ce petit monde s’offusque lorsque je ne lui réponds pas. Ah il y en a qui prennent leur rôle très au sérieux !

Il y a quelques mois, je répondais aux mécontents, en leur disant que pour telle ou telle raison, ils figuraient sur ma blackliste, maintenant je mets carrément le mail à la corbeille.

Faut pas parler aux cons, ça les instruit ! (Michel Audiard)

Et après ça, la sélection est-elle fiinie, me direz-vous ?

Et bien non !  Elle n’est pas finie la sélection… La liste ci-dessus concerne exclusivement les mails de ceux qui ont déjà sévi.

Il reste ceux qui ne m’ont jamais contactée. Alors comment je procède ? Chacune a ses méthodes…

Pour ce qui me concerne, vont systématiquement à la poubelle :

– les mails de ceux qui me tutoient (on n’a pas élevé les cochons ensemble à ce que je sache)

– les mails lapidaires (slt, dispo cet après midi ?)

– les mails grossiers ou inconvenants (tu suces ? … Non je mords !)

– les mails ne respectant pas mes conditions (âge, lieu, etc)

– les mails de ceux qui négocient mes choix en matière d’hôtel, et peu importe leur raison, je n’ai pas à entrer dans ce genre de considérations, sinon je n’en finis plus.
Il fût un temps, je faisais des efforts, mais maintenant je n’en fais plus.

Je sais par expérience que ceux qui négocient mes choix d’hôtels le font parce qu’ils ne veulent pas mettre 100 € ou plus dans une chambre, pour quelques heures de plaisirs. Ce sont ceux-là même qui le jour où ils feront connaissance d’une escorte se bradant financièrement parlant, me laisseront tomber comme une vieille merde, et peu importe que je sois restée une heure de plus avec eux.

Et pire encore, ces mêmes reviendront 1 an après, parce que leur favorite aura abandonné la profession, et que je les cite : “il n’y a plus beaucoup d’indépendantes dignes de confiance sur Toulouse à part toi.” Je reviendrai plus tard sur ce genre de personnage qui me sort des yeux.

– les mails incomplets, bien que je sois plus modérée les concernant,  tout dépend  de la façon dont ils sont tournés. Je conçois en effet, et ce malgré ce qui est écrit sur mon site, qu’un client potentiel ne veuille pas me communiquer dès le premier mail, et sans savoir si je vais ou non accepter sa proposition, son numéro de téléphone.

Moi même, je ne communique pas mon nouveau numéro de portable sur mon site. Le numéro en ligne est celui de mon ancien mobile, qui est la proie des fantasmeurs et des adeptes des appels masqués. Grand bien leur fasse…

En revanche, si au second mail de sa part, et malgré ma réponse favorable, il ne me le communique toujours pas, je ne donne plus de suite à la correspondance.

– les mails des fantasmeurs dont je parle plus haut (belles phrases, emploi exagéré de superlatifs, etc, etc…)

Alors, qu’est-ce qu’il reste ?

Journellement parlant, pas grand chose…

Il reste les mails de ceux qui sont polis et qui n’en font pas trop, qui se présentent un minimum, me font part de leurs désirs, et, cerise sur le gateau, me communiquent la date, le lieu, l’heure et la durée de la rencontre souhaitée et bien entendu leur numéro de téléphone.

Il reste aussi les mails de ceux qui veulent seulement avoir des renseignements, comme par exemple connaitre le détail de mes prestations. Si leur mail est courtois, je leur réponds avec plaisir.

Je réponds aussi, au moins une fois, à ceux qui me font simplement un compliment, mais qui ne sont pas forcément intéressés par un rendez-vous, faute de moyens ou d’éloignement, dans la plupart des cas.

Bien sûr, il y en a que j’oublie, car j’ouvre parfois ma boîte mails uniquement pour prendre connaissance des courriers reçus, mais je n’ai pas forcément le temps d’y répondre au moment présent. Et lorsque j’y réponds, si je suis dérangée (téléphone ou visite imprévue), ben j’en oublie.

Je prie ceux qui se sentent concernés de m’excuser.

Voilà pour ce qui concerne la sélection.

Je fonctionne comme cela, d’autres escortes fonctionnent autrement.

Est-ce que cette façon de procéder est sûre à 100% ?

Non bien sûr, il y a des clients que j’ai envoyé promener, parfois sans ménagement et que j’ai tout de même fini par rencontrer. Des clients compréhensifs et surtout très patients. :-)

Paradoxalement, il y a des gars sur lesquels j’aurais parié les yeux fermés, et qui se sont avérés être de véritables crétins, qui se retrouvent maintenant dans le dossier “Petits cons”.

Tout le monde peut se tromper ! …

Premiers pas en salon érotique

Il y a un mois, j’étais invitée à l’inauguration du nouveau salon … sur Genève.

Rapidement conquise par cet endroit luxueux et très agréable, où tout a été étudié pour le bien-être du client, je proposais mes services à L, qui se fit une joie de m’accueillir dans son salon la semaine dernière.

Je n’avais jamais travaillé en salon, ma seule expérience dans un domaine un peu similaire était une expérience de “strip-teaseuse”, et accessoirement chanteuse, dans un cabaret Toulousain, en 1987. Je n’avais à l’époque aucun contact, de près ou de loin, avec la clientèle. J’étais artiste de spectacle.

Pour en revenir au salon, j’appréhendais le contact avec les autres “pensionnaires”, si je puis dire, mais ce dernier fût cordial, et tout se passa pour le mieux avec chacune. Il y en a même certaines que j’ai profondément appréciées, par leur naturel, ou leur spontanéité, mais aussi leur gentillesse.

Comment se passe la rencontre avec un client ?

La rencontre elle-même se passe bien, comme une rencontre normale, la différence réside essentiellement dans la durée. Soit le client achète du temps, soit il achète une prestation.

Personnellement, je préfère ceux qui achètent du temps, car il est difficile pour moi, sans doute parce que tout cela est nouveau, de faire l’impasse sur les préliminaires, aussi courts soient-ils.

Mais la chose qui se révèle être la plus difficile, et qui peut être la plus frustrante, est le moment où le client, en attente dans une chambre, va devoir choisir, parmi les hôtesses présentes, celle qui lui plaît le plus.

Il est toujours difficile, lorsqu’on se prend pour la 8ème merveille du monde (humour !), de ne pas être choisie. On s’interroge… on se demande ce qui cloche chez nous, éventuellement on change de tenue, on se remaquille… etc… etc…

Bref, après une semaine passée au salon, je pense avoir gagné en “humilité”, et en modestie.

J’y retournerai régulièrement, chaque mois, car outre l’aspect financier intéressant, j’ai pendant une semaine fait un véritable break dans la gestion des demandes de rendez-vous, qui est pour moi, l’aspect le plus difficile de mon activité (ma bête noire).

Pas de fantasmeurs à gérer, pas de blocage de planning, le salon le fait pour nous… pas d’échange de mails interminables, le client vient et choisit, ou peut-être a-t-il choisi avant sur le site du salon, celle avec laquelle il voudra passer un moment.

En fait, une semaine de repos complet de l’esprit.

Remerciements spéciaux à Laurent, charmant gentleman rencontré sur Toulouse, il y a deux mois, qui ne pouvant pas honorer, pour des raisons professionnelles, le rendez-vous fixé mercredi dernier sur Megève, m’a fait l’honneur, dès mon arrivée au salon, de venir spécialement pour me voir, et m’a offert deux heures de rêve, que nous avons partagées entre le jacuzzi et la chambre belle époque, jouxtant ce dernier.

Merci pour cette marque d’attention !

Et si vous ne me plaisiez pas ?

Une question revient souvent pendant mes rencontres, ou lors de discussions avec mon entourage :

– Et si un client ne te plaît pas physiquement, qu’est-ce que tu fais… Tu pars, ou tu restes ?

Dans ma vie professionnelle, comme dans ma vie privée d’ailleurs, le physique n’a jamais revêtu de caractère primordial, dans ma décision de rencontrer une personne ou non.

Bien sûr que tous les hommes que je rencontre ne correspondent pas forcément à mon idéal masculin. Au hasard, Pierce Brosnan ou Georges Clooney. ;-)

Mais ce n’est pas ce que je leur demande non plus. Je suis plus attachée à la personnalité de mon client qu’à son apparence physique. Et je vais même plus loin, les hommes trop sûrs d’eux et de leur physique me font fuir, car soit ils m’intimident, soit ils m’insupportent.

Un homme qui n’a pas un physique facile, pour reprendre l’expression de “Pierre à propos de Thérèse, dans Le Père Noël est une ordure” fera plus d’efforts pour être agréable,  me charmer et me séduire.

Lorsque je me rends à un  rendez-vous, si l’homme qui ouvre la porte ne me plaît vraiment pas physiquement, la première chose que je regarde, ce sont ses yeux et son regard. Les yeux sont le miroir de l’âme dit-on. On y voit la bonté, l’humilité, la gentillesse, la joie, la tristesse, la déception, l’arrogance, l’indifférence… Nos yeux sont le reflet de nos émotions, et de notre personnalité.

Je sais d’emblée si le courant passera ou pas avec le monsieur que j’ai en face de moi. Je sais aussi si je lui plais, un peu, beaucoup, ou moyennement, et c’est son regard qui fera (du moins en début de rencontre) que je me comporterai de telle ou telle façon. Bien sûr, sur une rencontre de plusieurs heures, le naturel prendra très vite le dessus et c’est normal.

Un regard fuyant, ou au contraire un regard lourd sont révélateurs d’une rencontre qui a toutes les chances de foirer (n’ayons pas peur des mots)…

Alors maintenant vous allez me dire… Bon la psychologie de comptoir c’est bien, mais concrètement, qu’est ce que vous faites ou qu’est ce que vous feriez si la personne en face de vous ne vous plaît pas ?

Et bien après 5 ans d’activité (quand même), je pense pouvoir affirmer, que si outre un physique qui ne me sied pas, je ne lis rien dans le regard de l’autre qui me donne envie de rester, je repartirais.

Bon maintenant il est évident que dans la mesure où je travaille essentiellement sur de longs rendez-vous, le contact téléphonique primordial me permet déjà de me faire une idée sur la personnalité de mon interlocuteur. Donc jusqu’à présent, je ne suis jamais repartie sitôt arrivée. C’est bien non ?

Il est vrai aussi que je suis très sélective, et mes conditions de rencontres draconniennes me permettent de tester la courtoisie mais aussi la motivation de mon client. Et il faut l’être, motivé, pour me rencontrer. ;-)

Mais bon, à mes débuts en 2004, j’ai fait confiance à des hommes auxquels je n’aurais même pas serré la main dans la rue, je suis passée outre le fait qu’ils me déplaisaient beaucoup et j’ai eu tort.

Je me souviens de ce mois de septembre 2004 où la copine qui m’emmenait à l’époque à mes rendez-vous, me dépose devant l’hôtel où je devais me rendre, et me dit en voyant mon client qui m’attendait dehors ” Bon courage ! “.

Effectivement, force est de constater que le monsieur qui m’attend devant l’hôtel n’a vraiment rien pour lui.

Il est petit, trapu, des épaules très larges, un bassin étroit (il me fait penser au petit bonhomme des pneus Michelin), un jogging et des baskets.

On lit chez moi à livre ouvert et forcément il s’aperçoit que ma déception est grande.
Il me propose alors de boire un verre au bar de l’hôtel. J’acquiesse, car je me dis que d’un, ça détendra l’atmosphère, et qu’ensuite, même s’il  n’est pas beau, il est peut-être sympa et intéressant, pourquoi ne pas lui laisser une chance de me le prouver. Bon d’accord, ce sera pas facile… mais bon… il ne faut jamais dire “fontaine …”.

Il me demande ce que je souhaite boire. Je bois très peu d’alcool, mais pour la circonstance, je me laisse tenter par une coupe de champagne, puisque c’est si gentiment proposé.

Malheureusement le champagne qu’on sert à la coupe dans les hôtels est, la plupart du temps infect, et je ne finis pas ma flûte.

Et la première phrase assassine tombe : Vous ne finissez pas votre verre ? Ben je vais le boire parce qu’au prix où est la flûte…

Là je me dis que j’ai affaire à un vrai gentleman et que ça va être très dur….mais alors très dur…

Il finit mon verre, je monte déposer ma petite valisette dans sa chambre et nous partons dîner.

Il avait réservé dans un restaurant ou l’on sert d’excellentes grillades.

Mais bon, excellentes grillades ou pas, moi quand je vais au restaurant, j’aime prendre une entrée, même si je sais que le plat sera copieux.

Je prends donc mon entrée, je ne me souviens plus de ce que c’était, puis on m’apporte le plat. J’avais pris des rognons de veau grillés. Un régal… Mais la pièce de viande était énorme et j’en ai laissé un morceau dans mon assiette…

Et mon gentleman de s’offusquer : Et vous ne finissez pas votre viande non plus ?
Moi : La pièce était énorme, je n’ai plus de place.
Mon gentleman : Il ne fallait pas prendre d’entrée dans ce cas.

Le gentleman commence à m’agacer sérieusement, je suis à deux doigts de lui envoyer mon assiette dans la figure, et je lui réponds que moi lorsque je vais au restaurant, je me fais plaisir et je me laisse tenter… C’est pour ça qu’on a inventé les restaurants. ;-)

Il n’est pas de cet avis, et finit mon assiette, pas content du tout le gars, comme dirait Jean-Marie Bigard.

Le froid s’est installé. Je me dis que ce n’est pas la peine que je commande un dessert, il demande l’addition, paie, bien entendu ne laisse pas de pourboire, et nous partons.

Et pour couronner le tout, une fois sortis, ce dernier croît bon d’ajouter : Et vous ne me dites pas merci ?

Alors là je vois rouge. Mon sang ne fait qu’un tour, et je dis à ce malotru, que c’est lui qui devrait me dire merci pour l’avoir accompagné. Je suis moins agréable que ça en fait, mais je ne veux pas choquer les âmes sensibles.

En arrivant à l’hôtel, je lui rends sont enveloppe, sans retirer le moindre billet (on est royale ou pas), je prends mes affaires, je commande un taxi et je rentre chez moi.

C’est la seule fois où je suis partie avant d’avoir consommé. Mais il avait vraiment poussé le bouchon…

Bon sur ce, je vais dîner, ça m’a donné faim tout ça… ;)

Si c’était à refaire…

J’aurais…

– Débuté dans cette activité beaucoup plus tôt. Le meilleur de l’escorting est derrière lui, et malheureusement le pire est à venir. Crise, coût de la vie, chômage… les postulantes au titre d’escorte sont de plus en plus nombreuses,  les coups bas et les arnaques aussi, et dans bien des cas, ce ne sont pas les nouvelles venues qui sont les plus dangereuses. Je n’ai pas envie de connaître le pire, ni de le subir, alors je m’y prépare…

– Créé ce blog dès le début et anonymement. Je m’y serais lâchée davantage, et cela m’aurait fait un bien fou.

– Menti… menti… menti ! Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, à plus forte raison dans cette activité. J’aurais menti sur mon âge, je me serais inventée une vie, des enfants, un travail. J’aurais menti sur TOUT ! J’ai choisi de jouer la carte de la transparence et de la franchise en avouant dès le départ mon âge, cela m’a valu beaucoup d’insultes et de coups bas. Mes prises de positions et mes coups de gueule sur certains forums m’ont attiré beaucoup de problèmes. Toutefois, même si je pense que cette franchise m’a apporté plus d’emmerdements que d’avantages, je reste persuadée qu’elle m’a permis de rencontrer des hommes de qualité, que je n’aurais sans doute pas rencontrés en choisissant la voie du mensonge. Je n’en suis pas sûre mais j’aime à le penser ;-)

– Systématiquement fait un break de 15 jours tous les 3 mois. Se déconnecter de ce milieu régulièrement me semble nécessaire pour conserver équilibre, jeunesse, beauté, et bien entendu résister sans trop de dommages aux pressions et coups bas… Je n’ai jamais songé à le faire, mais ça c’est encore faisable.

Je n’aurais pas…

– Copiné avec des escortes. L’expérience m’a prouvé que dans un milieu gouverné par le fric, il y a toujours un baiseur et un baisé, et ce ne sont pas celles qui cirent le plus les pompes qui sont les moins dangereuses. Après une énième déception cet été, j’ai abandonné tout espoir de me lier d’amitié avec une fille valable. En 5 ans, j’ai accordé ma confiance et mon attention à 5 escortes qui me l’ont bien “mis”, pour parler clairement. Mais de la part de femmes vénales, on ne peut pas s’attendre à mieux… D’un âne, même avec les oreilles coupées, on ne fait pas un cheval de courses dit-on…

– Ramené ma g… sur des forums en m’opposant à de parfaits crétins qui s’imaginent que la clientèle d’une escorte dépend de leurs seuls commentaires. Ça se saurait si c’était le cas. J’ai mis 5 ans à en prendre conscience, et n’accorde désormais pas plus de valeur à ces messieurs et à leurs commentaires qu’ils n’en ont. Je ne vais pas cracher dans la soupe, c’est pourquoi je précise que j’ai aussi rencontré via ces forums des hommes sympas et respectueux, ils sont rares c’est sûr, mais il y en a un peu tout de même !

Je négocie, tu négocies, il négocie

C’est sans doute la tendance Printemps/Été, on négocie.

On négocie sur les tarifs, on négocie sur le choix de l’hôtel, on négocie sur la durée, on négocie sur la tenue, on négocie sur les prestations, bref, on négocie sur tout….ET C’EST FRANCHEMENT CHIANT !

La faute à qui ?
A la crise bien sûr, quelle question…

Et pour se persuader du bienfondé de sa demande, on se croit obligé de rajouter : Et puis vous n’avez plus 20 ans, vous n’êtes pas non plus un perdreau de l’année.

Mais si je ne suis pas un perdreau de l’année Ducon, tu t’adresses ailleurs, des escortes il y en a plein les annuaires.

Et si on fait de la résistance, le p’tit bonhomme en rajoute une couche :

– J’ai été voir (machin chouette), je suis resté 2 heures chez elle au lieu d’une heure, et j’ai payé 200 €. Elle m’a fait un prix et je n’ai pas eu d’hôtel à payer.
– Et bien tant mieux pour vous, vous n’avez qu’à y retourner.
– Ah mais en ce moment elle est en vacances.
– C’est con ça !
– Et sinon pour 200 € vous faites quoi ?
– Je raccroche…

Des appels comme ceux là, j’en reçois à longueur de journée, si bien que pour l’instant, je ne réponds plus au téléphone. J’en ai ras la frange.

Alors maintenant, je n’entends plus ces conneries, mais je les lis, c’est tout aussi indigeste, mais ça dure moins longtemps, car dans la plupart des cas le mail finit directement à la corbeille, et lorsque je me risque à y répondre, je me fais copieusement insulter, et la correspondance finit dans le dossier “Connards”, ce qui équivaut à peu près à la même chose que la corbeille, à une différence près, le dossier “Connards”, n’est jamais vidé.

Mais parlons peu, parlons bien…

Je comprends, enfin moyennement, qu’un client potentiel tente de négocier. Mais quand je lui dis NON, j’estime qu’il doit respecter mon choix et ne pas insister.

Qu’il s’agisse de sa première rencontre, qu’il ressemble à Georges Clooney, qu’il envisage de me revoir (si notre rencontre se passe bien) plus régulièrement après, j’en ai rien à fiche, un tiens vaut mieux que deux tu l’auras.

Que d’autres escortes aient accepté de baisser leur tarifs, ça aussi j’en ai rien à fiche. Moi j’ai des charges à payer, et elles ne baissent pas.

Un client qui me contacte, ou me recontacte (après x mois, ou x années de silence), parce que celle qu’il allait voir a arrêté, n’a déjà pas beaucoup de fierté, mais quand en plus il tente de négocier mes conditions parce qu’il m’a rencontré il y a “x” temps … je le trouve pathétique.

Et le moins que l’on puisse dire est que s’ils n’ont pas de fierté, ils ont des idées… Ah certains ne doutent de rien ;-)

Juste pour l’anecdote :

Un client que je n’avais pas vu depuis 3 ans, me contacte le mois dernier pour me proposer un rendez-vous chez lui, et se rappelle à mon bon souvenir.

Je lui réponds que je ne suis pas libre le jour J, que je ne me déplace pas à domicile, mais comme nous nous sommes déjà rencontrés, je veux bien faire un écart cette fois-ci, si il me propose une autre date.

Le client se dit : là j’ai tout bon, et en profite pour me demander s’il peut cette fois-ci me régler par chèque, le drôle  ;-)

Je n’ai pas donné de suite à sa demande, elle est partie directement dans un des deux dossiers précédement cités.

Un client qui réapparait au bout de 3 ans, en faisant fi de toutes mes conditions, moi j’appelle ça un gland. Et je pense surtout qu’il se fout de ma figure.

Tiens c’est comme celui-là, qui veut que je vienne le rejoindre à son hôtel à 23 heures, mais qui ne comprend pas pourquoi mes rencontres à partir de 23 h sont plus chères.

Je lui dis d’aller contacter une autre escorte, car je ne reviendrai pas sur mes conditions. Il me répond le lendemain. Le pauvre n’a rien trouvé, il est déçu car les escortes “c’est plus ce que c’était”, il va donc se rabattre sur moi en désespoir de cause.

Devant autant de motivation de sa part, je lui dis qu’il passera sûrement une meilleure soirée avec “La veuve Poignet”, et je mets un terme, malgré son insistance, à la correspondance.

En résumé…

Peu importe que mes conditions soient jugées par certains trop difficiles, voire même abusives.

Comme je l’ai toujours expliqué, j’attache une importance particulière à ma qualité de vie.

Si je me déplace dans les hôtels bon standing minimum 3 étoiles, c’est d’abord pour ma sécurité, et ensuite pour mon confort, et oui c’est bien connu, plus on vieillit et plus la literie doit être de bonne qualité.

Si mes tarifs sont majorés pour les rencontres débutant après 22 heures, c’est parce que, comme tout le monde, après avoir passé ma soirée bien au chaud à cocooner chez moi, je n’ai pas spécialement envie de me préparer pour sortir, surtout l’hiver…

Les escortes qui reçoivent dans ma ville ne le font pas, normal, quand on a fait ses 2 ou 3 petits clients à 150 € dans la journée, on n’a pas envie de sortir se geler à 23 heures.

J’accepte de le faire, mais je considère que c’est un service que je rends à mes clients, puisque dans ma ville, nous sommes peu à nous déplacer à l’hôtel de ces derniers après une certaine heure. Ce qui est rare est cher, c’est bien connu…

Enfin, pour conclure, je n’ai pas envie d’accepter un rendez-vous avec une personne qui a tenté de négocier, que ce soit mes conditions tarifaires, le choix de l’hôtel, ou mes prestations.

Je sais par expérience qu’une concession faite, en entraîne automatiquement une autre et ainsi de suite…

En outre, pour l’avoir expérimenté par le passé, passer outre ses conditions à tout va et sur tous les plans, n’est pas une bonne façon de fidéliser un client. Les radins sont rarement de bons clients, et que vous leur fassiez une ristourne ou pas, ils chercheront toujours moins cher ailleurs.

Et ils trouveront !

Quand les pompiers s’en mêlent

Non, ce n’est pas le titre de la dernière production Dorcel, mais le récit d’une mésaventure qui s’est fort heureusement bien terminée, mais dont je me souviendrai longtemps.

Une affection profonde me lie à certains de mes clients,  nous nous téléphonons régulièrement, et parfois longuement, surtout le soir, lorsque je suis chez moi.

Nos discussions sont en général passionnées et peuvent durer des heures, je suis très bavarde et eux aussi.

C’est ainsi qu’un soir, l’un d’eux eut la trouille de sa vie. Lisez plutôt ceci : …

Depuis l’an dernier, et suite aux problèmes que j’ai rencontrés depuis le début de mon activité, je souffre d’insomnies, c’est pourquoi je prend chaque soir, lorsque je me couche, un comprimé de Stilnox. Je peux ainsi dormir paisiblement sans réveils nocturnes. Mon sommeil est plus court certes, mais de meilleure qualité, et je ne me réveille pas avec la tête en vrac.

Malheureusement (ou heureusement pour certains), comme tout hypnotique, le Stilnox a aussi de nombreux effets secondaires. L’un des plus importants est la survenue d’hallucinations.

Cela faisait donc une bonne heure que je discutais avec Pierre, il était près de minuit, je venais de prendre mon cachet.

A 1h20, la lumière s’allume dans ma chambre, et je vois, face à mon lit, 5 ou 6 gars.
La peur m’envahit et je me dis “là ma p’tite, t’es bonne pour une tournante”. J’essaye malgré tout de conserver mon calme (remarquez, sous l’emprise du Stilnox, ce n’est pas difficile de conserver son calme…) et demande à ces messieurs ce qu’ils font dans ma chambre.

Mon chat d’un grand soutien, quitte la pièce au pas de course…Les tournantes c’est pas son truc…Il kiffe pas ,-)

A demi consciente, je n’avais toujours pas remarqué que j’avais les pompiers en face de moi, c’est mon voisin qui me l’a dit le lendemain matin.

L’un des hommes me demande si j’ai de la famille à Bordeaux. Je lui réponds que j’ai un oncle et lui demande pourquoi ils viennent me voir moi pour me poser ce genre de questions, alors que mes parents sont tout proches.

Il me répond : il s’inquiète pour vous. Il essaie de vous joindre depuis tout à l’heure, et votre téléphone est occupé.

Je lui réponds que je ne comprends toujours rien à ce qu’il me dit, et là il m’explique :

C’est la personne avec qui je discutais au téléphone qui les avait contactés. En effet, peu de temps après avoir pris mon cachet, je me mis à délirer, à voir des lutins qui dansaient dans ma chambre, mon lit qui se soulevait, et d’autres lutins sous mes draps.

Pierre n’arrêtait pas de me demander ce qui se passait, mais je ne répondais pas, et je continuais à délirer, puis plus rien. Je ne répondis plus.

J’étais partie dans un profond sommeil, jusqu’à ce que les pompiers me réveillent, après avoir tout de même presque défoncé ma porte.

Je réalisais tout d’un coup que c’était de Pierre dont ils parlaient, et leur dit royalement : Ah, je discutais avec un ami et mon somnifère a dû faire effet pendant que je parlais.

Il me demanda ce que je prenais comme somnifère, je lui répondis : du Stilnox.

Curieusement, ça n’a pas eu l’air de les étonner. Avant de partir, ils me conseillèrent de rappeler mon ami pour lui dire que tout allait bien. Ce que je fis.

Le lendemain tout de même, je cherchais sur Internet tout ce qui se disait sur le Stilnox, et ce que je lus me laissa sans voix.

C’est ainsi que j’appris que sous l’emprise du Stilnox, certains discutent avec des meubles, d’autres se prennent pour Fred Astaire et dansent avec des lutins, d’autres encore téléphonent à des amis mais ne s’en souviennent plus le lendemain. Le Stilnox fait planer et désinhibe.

Certains prétendent qu’il a des effets similaires à des substances illicites comme le LSD, le Cannabis, ou la Coke. Certains vont même jusqu’à organiser des “Stilnox Party”. Tout le monde délire ensemble… Ah ça doit être beau !

D’un coup, je réalisais que j’avais déliré au téléphone, avec un client, et je me demandais ce que j’avais bien pu lui dire d’autre. Jusqu’où avais-je pu aller… Je ne le saurai jamais, puisque Pierre s’en tient à ce qu’il m’a dit.

Enfin, une chose est sûre, je l’ai pris alors que j’étais allongée sur mon lit, je n’ai donc pas dansé avec des lutins, et ne me suis pas prise pour un kangourou, je ne me suis pas non plus cassé la figure (c’est très fréquent paraît-il), en fait, après avoir déliré, je suis tombée tout simplement dans un profond sommeil, comme la belle au bois dormant ,-) jusqu’à ce que 5 princes charmants viennent me réveiller.

Cela n’empêche pas Pierre de continuer à me voir, et nous nous téléphonons toujours autant. Seulement maintenant, dès que j’ai pris mon cachet, on se dit bonsoir, je ferme télévision et lampe de chevet et attends que le sommeil vienne.

Certains se demandent pourquoi je fais très peu de rendez-vous de nuit. La réponse est simple.

J’ai  surpris en 2005, un client en train de fouiller dans mon sac en pensant que je dormais. Pas de chance pour lui, j’ai un sommeil très léger, je l’entendis et lui demandai ce qu’il faisait, il ne se démonta pas et me dit qu’il cherchait un mouchoir en papier… Je trouvai la réponse curieuse, d’autant qu’il y avait un distributeur de mouchoirs en papier dans la salle de bain… et que notre homme était habillé…

Depuis ce jour, je prends peu de rendez-vous de nuit, et dans tous les cas, je ne prends jamais de Stilnox, sauf si je connais déjà mon client.

Ce qui fait que je dors très mal et qu’il me faut 2 jours pour récupérer après une nuit blanche… ou presque…

Et oui, je n’ai plus 20 ans ,-)

Si on chantait !

Des interprètes et des textes que j’aime beaucoup…

Mylène Farmer
Plus grandir

Ecoutez la chanson et visionnez le clip ici

Petit rien, petit bout
De rien du tout
M’a mise tout sens dessus dessous
A pris ses jambes à son cou

Petit rien, petit bout
La vie s’en fout
Dans mes draps de papier tout délavés
Mes baisers sont souillés

Plus grandir, j’veux plus grandir
Plus grandir pour pas mourir, pas souffrir
Plus grandir, j’veux plus grandir
Pour les pleurs d’une petite fille

Jeux de mains, jeux de fous
C’est pas pour nous
Suspendue au lit comme une poupée
Qu’on a désarticulée

Petit rien, petit bout
De rien du tout
Reviens dans mes images, j’me suis perdue
Après… je n’sais plus !

Plus grandir, j’veux plus grandir
Plus grandir pour pas mourir, pas souffrir
Plus grandir, j’veux plus grandir
Pour les pleurs d’une petite fille…

——————————-

Mylène Farmer
L’autre

Ecoutez la chanson et visionnez le clip ici

Quel émoi devant ce moi
Qui semble frôler l’autre,
Quel émoi devant la foi
De l’un qui pousse l’autre,
C’est la solitude de l’espace
Qui résonne en nous
On est si seul parfois
Je veux croire alors qu’un ange passe
Qu’il nous dit tout bas
Je suis ici pour toi
Et toi c’est moi.

Mais qui est l’autre
Quel étrange messager
Mais qui est l’autre
Ton visage est familier
Mais qui est l’autre
En toi ma vie s’est réfugiée
C’est un ami, c’est lui.

Toi et moi du bout des doigts
Nous tisserons un autre
Un autre moi, une autre voix
Sans que l’un chasse l’autre,
J’ai dans ma mémoire mes faiblesses
Mais au creux des mains
Toutes mes forces aussi
Mais alors pour vaincre la tristesse
Surmonter ses doutes
Il nous faut un ami
L’ami c’est lui.

——————————-

Serge Reggiani
Le petit garçon

Ecoute la chanson ici

Ce soir mon petit garçon
Mon enfant, mon amour
Ce soir, il pleut sur la maison
Mon garçon, mon amour
Comme tu lui ressembles!
On reste tous les deux
On va bien jouer ensemble
On est là tous les deux
Seuls

Ce soir elle ne rentre pas
Je n’sais plus, je n’sais pas
Elle écrira demain peut-être
Nous aurons une lettre
Il pleut sur le jardin
Je vais faire du feu
Je n’ai pas de chagrin
On est là tous les deux
Seuls

Attend, je sais des histoires
Il était une fois
Il pleut dans ma mémoire
Je crois, ne pleure pas
Attends, je sais des histoires
Mais il fait un peu froid, ce soir
Une histoire de gens qui s’aiment
Une histoire de gens qui s’aiment

Tu vas voir
Ne t’en vas pas
Ne me laisse pas

Je ne sais plus faire du feu
Mon enfant, mon amour
Je ne peux plus grand-chose
Mon garçon, mon amour
Comme tu lui ressembles!
On est là tous les deux
Perdus parmi les choses
Dans cette grande chambre
Seuls

On va jouer à la guerre
Et tu t’endormiras
Ce soir, elle ne sera pas là
Je n’sais plus, je n’sais pas
Je n’aime pas l’hiver
Il n’y a plus de feu
Il n’y a plus rien à faire
Qu’à jouer tous les deux
Seuls

Attends, je sais des histoires
Il était une fois
Je n’ai plus de mémoire
Je crois, ne pleure pas
Attends, je sais des histoires
Mais il est un peu tard, ce soir
L’histoire des gens qui s’aimèrent
Et qui jouèrent à la guerre

Ecoute-moi
Elle n’est plus là
Non… ne pleure pas… !

——————————-

Serge Reggiani
Ma liberté

Ecoutez la chanson ici

Ma liberté
longtemps je t’ai gardée
comme une perle rare.
Ma liberté,
c’est toi qui m’as aidé
à larguer les amarres,
pour aller n’importe où
pour aller jusqu’au bout
des chemins de fortune,
pour cueillir en rêvant
une rose des vents
sur un rayon de lune!

Ma liberté
devant tes volontés
ma vie était soumise
ma liberté,
je t’avais tout prêté
ma dernière chemise
Et combien j’ai souffert
pour pouvoir satisfaire
toutes tes exigences!
J’ai changé de pays,
j’ai perdu mes amis
pour garder ta confiance!

Ma liberté,
tu as su désarmer
mes moindres habitudes
ma liberté,
toi qui m’as fait aimer
même la solitude.
Toi qui m’as fait sourire
quand je voyais finir une belle aventure,
toi qui m’a protégé
quand j’allais me cacher
pour soigner mes blessures!

Ma liberté,
pourtant je t’ai quittée
une nuit de décembre.
J’ai déserté
les chemins écartés
que nous suivions ensembles,
lorsque, sans me méfier,
les pieds et poings liés
je me suis laissé faire,
et je t’ai trahi
pour une prison d’amour
et sa belle geôlière!
et je t’ai trahi
pour une prison d’amour
et sa belle geôlière!

——————————-

Charles Aznavour
Je bois

Ecoutez la chanson ici

Je bois pour oublier mes années d’infortune
Et cette vie commune
Avec toi mais si seul
Je bois pour me donner l’illusion que j’existe
Puisque trop égoïste
Pour me péter la gueule

Et je lève mon verre à nos cœurs en faillite
Nos illusions détruites
A ma fuite en avant
Et je trinque à l’enfer qui dans mon foie s’impose
En bouquet de cirrhose
Que j’arrose en buvant

Je bois au jour le jour à tes fautes, à mes fautes
Au temps que côte à côte
Il nous faut vivre encore
Je bois à nos amours ambiguës, diaboliques
Souvent tragi-comiques
Nos silences de mort

A notre union ratées, mesquine et pitoyable
A ton corps insatiable
Roulant de lit en lit
A ce serment, prêté la main sur l’Evangile
A ton ventre stérile
Qui n’eut jamais de fruit

Je bois pour échapper à ma vie insipide
Je bois jusqu’au suicide
Le dégoût la torpeur
Je bois pour m’enivrer et vomir mes principes
Libérant de mes tripes
Ce que j’ai sur le cœur

Au bonheur avorté, à moi et mes complexes
A toi, tout feu, tout sexe
A tes nombreux amants
A ma peau boursouflée, striée de couperose
Et à la ménopause
Qui te guette au tournant

Je bois aux lois bénies de la vie conjugale
Qui de peur de scandale
Poussent à faire semblant
Je bois jusqu’à la lie aux étreintes sommaires
Aux putes exemplaires
Aux froids accouplements

Au meilleur de la vie qui par lambeaux nous quitte
A cette cellulite
Dont ton corps se rempare
Au devoir accompli comme deux automates
Aux ennuis de prostate
Que j’aurais tôt ou tard

Je bois à en crever et peu à peu j’en crève
Comme ont crevé mes rêves
Quand l’amour m’a trahi
Je bois à m’en damner le foie comme une éponge
Car le mal qui me ronge
Est le mal de l’oubli

Je m’enivre surtout pour mieux noyer ma peine
Et conjurer la haine
Dont nous sommes la proie
Et le bois comme un trou qu’est en tout point semblable
A celui que le diable
Te fait creuser pour moi

Je bois mon Dieu, je bois
Un peu par habitude
Beaucoup de solitude
Et pour t’oublier toi
Et pour t’emmerder toi
Je bois, je bois

——————————-

Etienne Daho
Le grand sommeil

Ecoutez la chanson ici

Je ne peux plus me réveiller, rien à faire
Sans moi le monde peut bien tourner à l’envers
Engourdi par le sommeil et prisonnier de mon lit
J’aimerais que cette nuit dure toute la vie

En partant tu m’as mis le cœur à l’envers
Sans toi la vie est devenue un enfer
Entortillé dans mes draps je crois me souvenir de toi
Lorsque tu disais tout bas que tu n’aimais que moi

Tout ce qui se passe au dehors m’indiffère
Que le monde saute ce n’est pas mon affaire
Dans ces draps bleus traîne encore l’odeur de tes cheveux
Ce bleu infiniment bleu que j’ trouvais dans tes yeux

Lorsque je rêve tu es tout près de moi
C’est la seule façon de rester avec toi
C’est la raison pour laquelle je n’veux plus quitter mon lit
Pour qu’enfin toutes les nuits durent toute la vie

——————————-

Véronique Sanson
Mi-maître mi-esclave

Tout a été dit tout
Dans les chansons mélancoliques
ça t’intéresse pas
ça m’intéresse plus
ça a des relents de déjà vu
Mais quand on a plus d’ espoir
Quand on se sent vraiment tout petit
On a besoin de pleurer tout haut sa rage

Oh non
Je marche dans la neige et c’est lourd
Oh non
Encore le cœur qui meurt

Quand on a personne
On se sent tellement minable
On voit des choses abominables
On se demande s’il vaut mieux pas passer ailleurs
Mais quand on est seul
On est son propre maître à bord
Moins que l’ esclave de son remords
La fin du monde est pour demain

Prisonnière du large
Comme un bateau brisé dans les glaces
Je voudrais vous y voir
J’peux plus m’envoler
Je reste figée dans mon cauchemar
ça fait longtemps que j’attends
Que l’on m’aime un peu de temps en temps
J’ai besoin d’air et j’ai besoin d’exister

Oh non
Encore un autre rêve lourd
Oh non
Encore le cœur qui meurt

Quand on a personne
On rend les gens impardonnables
On se rend mille fois coupable
On se demande s’il vaut mieux pas passer ailleurs
Mais quand on est seul
On est mi-maître, mi-esclave
D’une liberté indiscutable
La fin du monde est pour demain

Et on se perd
Dans un désert impitoyable
Une solitude inoubliable
On se demande s’il vaut mieux pas passer ailleurs
Mais quand on est seul
On est mi-maître, mi-esclave
Du genre de vie qu’on se prépare
La fin du monde est pour demain

Solidarité féminine

Je remercie très sincèrement une de mes consoeurs qui m’a envoyé un mail hier soir, que je me permets de diffuser, car l’anecdote que je comptais mettre en ligne aujourd’hui concerne les rapports entre escortes. J’espère qu’elle ne m’en voudra pas ;-)

” Bonsoir,

Vous avez tout dit ou presque sur cette activité. Bien que novice, j’ai déjà eu un aperçu significatif du métier. L’argent n’y est pas facile mais rapide, lorsque les conditions le veulent.

Vous l’exprimez parfaitement, avec beauté et humour. Cela relève le niveau général, qui n’est pas toujours brillant.

Une question m’intrigue, je ne savais pas qu’il était possible de déclarer notre activité à  l’URSAFF… sous quel statut ? Est-ce que cette déclarartion ne vous perd pas en paperasseries ?

J’ai été très choquée des délations, dont vous avez été victime. J’avais la naïveté de croire qu’une certaine solidarité pouvait régner chez les escortes.

Chacune de nous a sa place dans cette activité dans laquelle je ne peux assimiler les filles de l’est, soumises et exploitées.

Je vous embrasse…

Une consoeur qui vous apprécie.”

Comme vous l’avez constaté, ma chère amie, le niveau général n’est pas toujours très élevé, dans ce milieu. Il suffit pour cela de consulter les nombreux sites web d’escortes pour s’en rendre compte.

Si certaines sortent du lot et se distinguent dans leur présentation, par leur raffinement, leur élégance, et leur originalité, elles ne sont pas légion et force est de constater qu’entre les photos floutées (ou carrément retouchées), l’âge faussé, et les textes piqués à droite et à gauche, il est bien difficile pour un client de se faire une idée, même approximative, de la personnalité de celle dont il aimerait s’offrir les services.

C’est ainsi qu’on lit deci-delà, les commentaires de clients déçus, par un physique, une personnalité ou des prestations.

Certains propos, quand ils sont avérés, sont parfois durs, et sans appel, mais ils ont le mérite d’être clairs et surtout d’alerter les autres “pigeons potentiels” (car c’est comme cela qu’une escorte qui ment considère ses clients) de ladite “escorte”.

Vous paraissez, Chère amie, fort étonnée du manque de solidarité entre nous.

Moi pas…

Après trois ans d’activité, vous vous rendrez compte, comme moi, que les escortes sur lesquelles on peut compter sont rares…

Et pire, vous constaterez combien le malheur des unes peut faire le bonheur des autres.

Un exemple :

En novembre 2004, je portais plainte contre un site et trois de ses membres, pour diffamation (je reviendrai sur cette affaire dans le prochain chapitre), des propos mensongers et insultants étaient diffusés avec la bénédiction de l’administrateur du dit site, qui malgré mes différents mails, persistait à les laisser en ligne.

J’informai donc l’administrateur de mon intention de porter plainte et affichai quelques jours plus tard, le procés verbal de plainte, sur mon site.

L’administrateur fit état de ma plainte sur son site, mon pseudo fut banni et cette plainte me valut le surnom de “Madame URSSAF” ;-)

Mon pseudo était donc banni, mais pas mon adresse IP, ce qui me permit de me connecter sous un autre pseudo (masculin celui-ci) et de lire ce qui se disait de cette affaire sur le “chat”.

C’est ainsi que je constatai avec stupéfaction, les jours qui suivirent, qu’une escorte toulousaine, avec laquelle je correspondais régulièrement, faisait de la surenchère et proposait aux membres de ce site, qui souhaitaient la rencontrer, une réduction tarifaire. Je fus sidérée…et envoyai un mail à cette escorte.

Réponse plutôt floue, elle s’amusait…

Quinze jours plus tard, un samedi du mois de décembre, je lis sur le livre d’or de cette escorte, un témoignage peu flatteur sur moi et bien entendu très élogieux sur elle…. les livres d’or c’est fait pour ça !

Je me dis en moi-même que, sachant les polémiques dont j’étais la victime, depuis mes différents au mois d’avril avec une autre escorte toulousaine, elle enlèverait ce message, dès qu’elle le verrait.

Je remarquai, dans le courant de la journée, que si elle avait procédé à quelques changements sur son site, elle n’avait toujours pas enlevé le message insultant, qui y resta toute la journée, jusqu’à ce qu’un sympathisant (que je le précise, je n’avais pas commandité), poste sur ce même livre d’or, un message discréditant le précédent en critiquant violemment le physique de ladite escorte.

Miraculeusement, les deux messages furent effacés sur le champs, et l’escorte en question m’envoya un mail en me disant que ce que j’avais fait n’était pas sympa, car elle était absente toute la journée et ne pouvait donc procéder à la suppression du message insultant.

Tout cela était bien entendu faux, et pour cause, je connaissais le nom et l’adresse de cette escorte (elle avait à l’époque enregistré son nom de domaine, sous sa véritable identité), l’après-midi, une amie lui téléphona à son domicile, sous un faux prétexte, pour voir si elle s’y trouvait… c’est elle qui décrocha…

Des exemples d’escortes qui se tapent sur le ventre dès qu’une de leurs consoeurs a des ennuis, il y en a des tonnes.

Mais il y a pire, et cela les clients doivent le savoir.

Certains lieux de discussions possèdent une section réservée aux escortes seulement. Cette section, permet à ces dernières de dénoncer tel ou tel fantasmeur, poseur de lapin, arnaqueur, voleur, client violent ou autre.

Force est de constater, que si certaines jouent le jeu, d’autres en revanche n’hésitent pas à faire passer, dans le meilleur des cas pour fantasmeurs, et dans le pire pour escrocs, voleurs et parfois pire…. des clients, dans le seul but de régler leurs comptes.

– Tout cela parce que, à l’ouverture de la porte d’une chambre d’hôtel, le monsieur déçu par le physique de l’escorte est parti, la plantant là, sans d’autres mots que : vous ne ressemblez pas aux photos de votre site…

– Parfois aussi, parce que ce dernier, après avoir discuté quelques temps avec l’escorte choisie autour d’un verre ou d’un repas, la trouve trop gourde et se dit qu’il ne la supportera pas durant toute une nuit. Il le lui dit, et la dépose devant un hôtel en lui payant le peu de temps passé en sa compagnie, sans se douter que cette dernière va le blacklister en le traitant de mauvais payeur.

– Parfois encore, mais plus rare, parce que l’escorte veut se garder un client pour elle toute seule.

Certaines tombent dans le panneau, d’autres, comme moi, préfèrent accorder le bénéfice du doute au client potentiel, en le mettant en partie au courant dès son premier mail et en lui demandant si il peut m’en dire plus.

C’est ainsi que j’ai rencontré des hommes formidables, avec un savoir-vivre exemplaire, et qui pourtant, par vengeance,  se trouvaient accusés d’actes qu’ils n’avaient pas commis… et parfois des pires actes…

Non, croyez-moi chère amie, le danger dans notre activité vient essentiellement des escortes elles-mêmes et non des hommes que nous rencontrons.

Heureuse et pas fâchée de l’être

Pour faire suite aux commentaires postés sur ce blog, et aux nombreux mails que je reçois, j’aimerais préciser ceci…

Contrairement à ce que peuvent penser certains d’entre-vous :

– je ne suis ni aigrie ni revancharde
– je n’ai pas de rancoeur
– je ne suis ni amère ni déçue
– j’aime les hommes, et ils me le rendent bien ;-)

J’ajouterais même que cette activité m’a, au contraire, réconciliée avec ces derniers, car je n’ai jamais rencontré autant de gentlemen.

Voyons… regardez-moi… ai-je l’air d’une femme aigrie ? Ai-je l’air malheureuse ?

Bien sûr que non !

A 45 ans, je me sens merveilleusement belle et épanouie. Je mesure chaque jour et davantage, la chance que j’ai de pouvoir exercer cette activité à mon âge.

Loin de me décourager, les difficultés et l’adversité ont au contraire boosté ma pugnacité et décuplé mon énergie.

Alors oui, j’ai vécu des drames dans le cadre de mon activité, oui j’ai été trahie et abusée par certains, mais j’ai aussi fait des rencontres formidables avec des hommes passionnants et intéressants.

Un chapitre sera consacré à ces moments magiques… Quand le moment sera venu.

Mais pour l’instant, j’ai besoin de me libérer l’esprit.

Je viens sur ce blog, comme je me rendrais chez mon psy. Ce blog est un divan, je m’y allonge, et je parle, sans tabous, sans chichis, sans pudeur aussi. Vous m’écoutez et m’accordez plus d’attention qu’un psy m’en accorderait. Et tout cela gratuitement en plus ;-) … Elle n’est pas belle la vie ?

Si je veux rester telle que je suis actuellement, ces confidences sont nécessaires. Trois ans de batailles, de règlements de comptes, c’est lourd à porter, même quand on a de l’énergie à revendre.

Je sais, à la consultation de mes stats, que beaucoup d’entre vous viennent régulièrement sur ce blog, pour suivre mes aventures. Je vous en remercie. C’est une véritable psychanalyse que vous m’offrez… j’ai beaucoup de chance de pouvoir me confier à vous.

Alors de grâce, cessez de penser que parce que je relate telles ou telles mésaventures, j’ai un compte à régler avec les hommes.

Et puis, tout à fait entre nous, mon blog vous intéresserait-il autant si je n’y racontais que des choses agréables ?

L’arroseur arrosé

Qu’ils s’agisse de propositions reçues, de rencontres vécues, réussies ou non, certains épisodes de ces trois années méritaient d’être évoqués de par leur singularité.

Vous les retrouverez ponctuellement, au fil de ces mémoires virtuelles.

Comme il faut bien commencer par une, je vais commencer par ce qui fait notre lot quotidien, les propositions des fantasmeurs, des bloqueurs de planning, bref, les pertes de temps. Ils ne sont pas bien méchants et peuvent parfois, même si ça n’est pas leur intention, nous amuser.

L’arroseur arrosé…

Comme celle de ce client qui me contacta un jour de 2004, pour un rendez-vous en soirée, avec dîner au restaurant et quelques heures d’intimité. Le jour J, je reçois un message du client, m’informant que suite à un décés dans sa famille, il annulait le rendez-vous. J’étais novice, j’ai cru ce qu’il me disait.

Six mois plus tard, bis répétitae, il me propose un autre rendez-vous, puis comme pour le premier, il l’annule le jour J, motif, décés dans la famille…à nouveau.

Là je compris qu’à défaut de s’offrir mes services, il se payait ma tête. A partir de ce jour là, je l’ai blacklisté, ce qui signifie, que ses coordonnées mail et tél étaient conservées dans un dossier (nommé comme il se doit) et que je n’accorderais plus aucun crédit, à ses propositions.

Il me contacta à nouveau fin 2005, je répondais à sa proposition, mais ne bloquais pas le rendez-vous dans mon agenda et acceptais d’autres propositions. J’ai bien fait, puisque celle-ci, comme les précédentes fut annulée, pour le motif que vous connaissez…

A sa quatrième proposition de rendez-vous, à l’été 2006, au lieu de l’envoyer sur les roses comme je l’aurais fait en temps normal, j’étais dans un bon jour et avais envie de m’amuser. J’ai donc répondu à son énième proposition par :

“J’aurais volontiers accepté votre proposition, mais pour être tout à fait franche avec vous, j’ai peur de vous porter la guigne. En effet, je n’oublie pas que vous m’avez contactée à 3 reprises, et qu’à chaque fois vous avez annulé parce qu’un décés était intervenu dans votre famille. A ce rythme là, vous allez vite vous retrouver orphelin. Je ne veux pas être responsable d’une hécatombe, je vous conseille donc de vous adresser à ma consoeur … Espérons qu’elle vous portera chance.”

A dater de ce jour, je n’ai plus reçu de propositions de sa part.